Le dopage dans le monde du sport

En attendant la structure indépendante annoncée par le Comité International Olympique (CIO), chargée du contrôle antidopage, le dopage continue à faire ses idylles dans le sport, et il ne s’agit pas du cas Lance Armstrong seulement. Rugby, cyclisme, boxe, sky… tout y est ou presque.

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L’annonce de la création prochaine de cette structure a été faite à l’issue du sommet sur la réforme de la lutte antidopage. En outre, il a été évoqué aussi la proposition de création d’un TAS (Tribunal Arbitral Spécial) chargé des sanctions en lieu et place des fédérations nationales et internationales. Des réformes visant à blanchir, à purifier, le monde du sport entaché par de nombreux scandales de drogues de toutes sortes.

Des révélations qui choquent 

La Fédération Norvégienne de Sky annonçait hier, 13 octobre, le contrôle positif à un stéroïde, le clostebol, de la skieuse Therese Johaug, 7 fois médaillée d’or de sa discipline. En juillet dernier, peu avant les J.O de Rio, un nouveau scandale à émaillé l’image du sport, déjà fortement écornée par des frasques répétitives. Il s’agissait de la publication du rapport Mc Laren portant sur le dopage d’ « Etat » en Russie de 2011 à 2015.

Aux J.O de Pékin en 2008, 15 haltérophiles, dont 3 médaillés d’or, avaient été testés positifs et suspendus par le CIO. En cyclisme, on peut se souvenir aussi des soupçons de dopage lors du Tour de France 2015 d’Eric Froome. Un autre anglais, ayant lui participé au Tour de France, a vu sa victoire en 2012 remise en cause par des soupçons de dopage depuis la publication d’une liste par des hackeurs dénommés Fancy Bears’. Dans la liste des pirates, le nom de Bradley Wiggins apparaît dans la liste des sportifs ayant eu droits à des exemptions sur certaines thérapies.

Des AUT pour décupler la performance

Selon ces informations, on a appris que le Britannique le plus titré de l’histoire des J.O, a eu droit à 6 AUT (autorisations d’usage thérapeutiques), dont celle la plus troublante concerne la Triamcinole, un puissant corticoïde. En rappel, les corticoïdes sont des antalgiques, qui aident à la récupération et font perdre du poids, à l’exemple d’un anneau gastrique dissimulé sous la peau, tout en gardant les muscles. A ce sujet, une enquête est désormais ouverte (depuis le 7 octobre) dans le vélodrome de Manchester qu’utilisent la Fédération Britannique de cyclisme et l’équipe Sky au sein de laquelle évolue Wiggins.

Pendant ce temps, l’équipe de rugby du Racing 92, a vu les urines de 3 de ces joueurs marquées par des traces de corticoïdes. C’est dire que le livre de Laurent Bénézec (Où sont passées tes valeurs ? Un joueur brise l’Omerta,  La Martinière, 2014), ancien pilier français de la discipline, n’a pas réussi à domestiquer les pulsions dans  le milieu du rugby français.

Et puis quoi encore! 

On dirait que le dopage fait partie du sport, de la même manière qu’il serait impossible d’envisager une course cycliste sans vélo. Les premiers jeux olympiques restaient sous la surveillance d’un « renifleur » d’alcool placés à l’entrée des stades pour contrôler l’haleine des athlètes. Mais la professionnalisation du dopage date des années 1950 et 1960 avec l’apparition des sympaticomimétiques, des hormones et des corticoïdes.

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